Bornauw : « Ce qui m'a le plus dérangé, c'est le manque d'état d'esprit »
Le CEO Kenneth Bornauw n'a pas mâché ses mots. S'exprimant après la clôture de la saison, il a admis ce que chaque supporter ressentait : l'état d'esprit dans l'effectif était loin de ce qu'exige Anderlecht. « Ce qui m'a le plus dérangé, c'est le manque d'état d'esprit », a-t-il déclaré (1). Il a prévenu qu'il faudrait deux saisons complètes pour remodeler fondamentalement le groupe. Le nouveau directeur sportif Antoine Sibierski a déjà reçu les clés pour superviser cette reconstruction, avec l'état d'esprit et la discipline au cœur du projet.
La saison s'achève par une déroute 5–1 à l'Union
Un point final misérable. Anderlecht s'est fait démanteler 5–1 à l'Union lors du dernier match de la saison de Pro League (2). Cette défaite porte à cinq le nombre de revers consécutifs pour clore l'exercice. L'analyste Frank Boeckx n'a pas mâché ses mots : « Plus personne n'attend rien d'Anderlecht » (2). Avec les qualifications pour l'Europa League qui débutent fin juillet, l'écart entre la situation actuelle et l'objectif visé semble vertigineux.
Analystes : « Le plus grand club du monde, Anderlecht, n'existe plus »
Les analystes de Sporza ont posé un diagnostic sans concession sur la gouvernance du club (4). Les ingérences constantes venues d'en haut, selon eux, ont vidé de sa substance la structure footballistique. Le message était brutal : Anderlecht en tant que force dominante du football belge est un souvenir, pas une réalité actuelle. L'arrivée de Sibierski signale une tentative d'y remédier, mais la confiance se fait rare tant que les résultats ne suivront pas.