Quatrième Place, Quatrième Vitesse
Anderlecht 3–1 STVV. Mission accomplie. Quatrième place acquise, tour préliminaire de l'Europa League verrouillé pour fin juillet. Wouter Vrancken l'a résumé sans détour : "De laatste percentjes waren er niet" (20). Voilà la phrase qui doit rester en mémoire. Une équipe avec des ambitions européennes et un derby de clôture contre l'Union Saint-Gilloise à venir avançait à vapeur, pas au feu.
Les buts sont tombés, les points sont venus, mais ce n'était pas une prestation qui envoie un message. C'était une équipe franchissant la ligne d'arrivée et soufflant. Sikan a marqué, le Lotto Park a célébré, et pourtant le sentiment était moins celui du triomphe que du soulagement. La quatrième place est le résultat minimum acceptable pour ce club. Rien de plus.
Cette saison ne s'achève pas par un rugissement mais par un couinement, et c'est révélateur.
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Les Départs Qui Définissent un Club
Trois noms ont dominé le paysage émotionnel cette semaine : Yari Verschaeren, Thorgan Hazard et Mats Rits. Les trois partent en transferts libres (13) (14). C'est une phrase accablante pour un club qui se targue de développer et monétiser ses talents.
L'interview d'adieu de Verschaeren a été la plus douloureuse. "Het was nooit de bedoeling om gratis te vertrekken," a-t-il déclaré (13). Deux cent soixante apparitions, un produit de l'académie resté à travers le chaos, et il s'en va sans rien de tangible. Aucun trophée, aucun montant de transfert, aucune fin de conte de fées. Ça pique. Ça doit piquer.
Et puis il y a Nathan De Cat. Le joueur de 17 ans devrait partir pour la Bundesliga, avec le Borussia Dortmund et le RB Leipzig intéressés, et Anderlecht vise 25 millions d'euros (8) (15). Les images de lui en larmes après ce qui ressemblait à sa dernière apparition à domicile étaient difficiles à regarder (10). Mais une vente à 25 millions d'euros prouverait au moins que le pipeline de l'académie fonctionne encore. Après avoir perdu Verschaeren pour rien, réussir cette transaction est non-négociable.
La Remise à Zéro de Sibierski : Mentalité et Discipline
Le nouveau directeur sportif Antoine Sibierski a rencontré les supporters aux côtés du propriétaire Marc Coucke et a exposé la nouvelle orientation. Son message était réduit à l'essentiel : "Mentaliteit en discipline moeten terugkeren" (7) (16).
Ce n'est pas une révolution tactique. C'est une révolution culturelle. Sibierski ne fait pas d'un nouvel attaquant une priorité (7), ce qui signale que les problèmes de l'équipe sont plus profonds que l'effectif. Le diagnostic porte sur l'attitude, les standards et le ventre mou qui hante Anderlecht depuis le départ de Vincent Kompany.
Kompany lui-même a parlé cette semaine après avoir remporté une coupe ailleurs, réfléchissant à son ancien club : "De dag dat we terug aan de top staan, gaan we nog meer genieten" (4). La sous-entendu était clair. Anderlecht n'est pas de retour. Pas encore.
Pour ajouter l'insulte à la blessure, Franky Van der Elst a nommé son équipe-type de la saison sans inclure un seul joueur d'Anderlecht (3). Pas un seul. Dans un championnat de 16 équipes, ce n'est pas de la malchance. C'est un jugement.
La Suite
Le derby bruxellois contre l'Union clôt la saison dimanche. L'Union ne va pas se laisser faire, ils l'ont clairement fait savoir (17). Anderlecht doit montrer quelque chose. De la fierté, du tranchant, la mentalité que Sibierski exige.
Ensuite, le vrai travail commence. Les tours préliminaires de l'Europa League fin juillet laissent une fenêtre serrée pour le recrutement. L'effectif aura un visage radicalement différent sans Verschaeren, Hazard et Rits. Si De Cat part, un autre pilier du futur disparaît. La remise à zéro de Sibierski ne peut pas être que des paroles. Le derby est le premier test pour savoir si les derniers pourcentages manquent toujours.